Les escargots ne nous semblent pas pressés, alors que, peut-être, dans leur tête, ils vont à fond la caisse.
La Feuille de Vigne aussi.
Presque trente d’ans se sont écoulées depuis le premier numéro !
Le fondateur/rédacteur de cette gazette a vraiment jouer les gastéropodes.
Mais nous ne sommes pas là pour dire que le Père Goré est un peu lent, il le sait.
Je vous laisse donc en compagnie de ce numéro 11 né du fonds poussiéreux de ses méninges.

Sansevière     
 

La Feuille de Vigne relate, représente des dessins griffonnés et des mots écornés tirés des pages de ses carnets.
 
Avez-vous remarqué qu’aussi le “G” est construit  sur un
rythme de 3, 6, 9 et 12 syllabes. Tout au long.
Plus ou moins bien ajustées, peut-être, mais donnant à la lecture à haute voix un clapotis original.


Je peste après mon stylo plume.
Ce matin, comme tous les matins, il ne veut pas se réveiller. J’ai beau appuyer très fort dans l’idée d’amorcer le liquide noir, les lettres ne sont que des empreintes dans le papier. Sans encre.
Il me faut dévisser le corps,
presser sur la cartouche pour
qu’une goutte perle sur la plume. Je relâche la pression avant qu’elle glisse sur la feuille et éclate. Maintenant, les premières lettres sont empâtées et je dois écrire quelques mots avant que le flux soit correct.

accueil
page suivante